Depuis quelques années les attaques et les actions des "anticorridas" sont plus nombreuses plus insidieuses et parfois violentes et bénéficient de soutiens très médiatiques.
Même si ces actions, parfois très virulentes, ne sont pas prêtes d'aboutir en France, il n'en demeure pas moins que les aficionados doivent réagir et doivent avoir la liberté d'assister aux spectacles taurins.
Si un jour cet abolitionnisme atteignait la corrida il est certain qu'alors les prochaines victimes seraient la course camarguaise, les abrivados et tous les spectacles taurins.

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Association de défense des tauromachies - Sommières

L'observatoire de l'Aficion

Seules les cultures taurines sont garantes de la préservation et de la survie de l'espèce animale taurine en milieu naturel.

2022

Mai 2022: La tauromachie et le gouvernement Portuguais en 2022

La semaine dernière devant le parlement portugais, le gouvernement a présenté pour être débattu son projet de budget pour 2022. Au cours du débat, le nouveau ministre de la culture, Pedro Adao e Silva, a ouvertement déclaré :a propos de la tauromachie "Je ne suis pas un fan, j'allais beaucoup voir les taureaux avec mon grand-père jusqu'à l'âge de 15 ans... mais ce que j'aime beaucoup, c'est le respect des pratiques culturelles des autres".

Sur la politique culturelle, le nouveau ministre a été très clair et a affirmé : "L'idée que la politique culturelle puisse exclure la culture populaire me semble choquante et inacceptable. Je pense qu'il est  que ceu
essentielx qui ont la responsabilité de la politique culturelle sachent respecter les pratiques culturelles des autres. Cela implique de respecter les goûts de tous ceux qui sont différents de nous". Il conclut : "L'idée que ceux qui ont des responsabilités en matière de politique culturelle puissent commencer à appliquer leurs goûts particuliers en matière de politique culturelle est aussi tentante qu'elle est profondément fausse."

Interrogé par le seul député que le Parti animaliste (PAN) possède encore après sa débâcle électorale, le ministre a désavoué les déclarations de ce parti et a réaffirmé très clairement son respect pour la tauromachie : "Ne comptez pas sur moi pour censurer la tauromachie", a-t-il réitéré, défendant "le respect et la tolérance absolue" pour la Fiesta.

Adao e Silva a souligné que la corrida "est une pratique culturelle qui fait partie de l'identité de nos populations dans de nombreuses régions", et a ajouté : "Chacun peut avoir son opinion sur la corrida", mais a insisté sur le fait que sa position relève du "bon sens" et représente "la grande majorité des Portugais qui vont ou non aux corridas, mais qui ne pensent pas à interdire aux autres citoyens de prendre leurs décisions, en toute liberté".

Le ministre de la Culture a conclu sa réponse en soulignant sa "tolérance absolue" pour la diversité culturelle et s'est insurgé contre le "prosélytisme et la censure" du député animaliste.



à partir d'Aplausos

Né à Lisbonne en 1974, Pedro Adão e Silva est un universitaire, spécialisé dans les politiques publiques et les politiques sociales, titulaire d'une licence en sociologie et d'un doctorat en sciences sociales et politiques. Professeur universitaire à l'ISCTE - Instituto Universitário de Lisboa, depuis 2007, il a suspendu ses fonctions après avoir été nommé par le gouvernement, en mai 2021, pour diriger la structure de la mission qui organise les commémorations des 50 ans du 25 avril, jusqu'en 2024.
Dans un profil esquissé en 2021, le magazine Visão rappelle que Pedro Adão e Silva a commencé au PS à l'âge de 18 ans, après avoir été membre du Secrétariat national du parti, sous la direction d'Eduardo Ferro Rodrigues.
Pedro Adão e Silva est également commentateur politique sur RTP, TSF et Sport TV, et tient une colonne d'opinion dans les journaux Expresso et Record.

Mai 2022: Mise au point d’Alain Bonijol

En marge de l’essentiel qui reste la très bonne cuvée de la féria d’Alès 2022, plusieurs comptes-rendus de la corrida de dimanche matin, parus dans la presse taurine ou sur les réseaux, évoquent un mécontentement ou agacement des picadors et mettent en cause l’emploi de la pique validée par l’UVTF. Ces commentaires incomplètement informés m’obligent à cette mise au point pour rétablir la vérité.
1 - Les piques françaises seules homologuées par l’UVTF depuis 2021 ne sont pas nouvelles. Elles sont utilisées depuis 2008 à la satisfaction générale et validées par le syndicat espagnol des picadors.
2 – A Alès, j’étais présent en tant que puyero pour apporter les caisses de piques validées par l’UVTF, à la demande expresse de l’organisateur. Je ne fournissais pas la cavalerie qui était celle de Philippe Heyral.

Pendant la corrida du dimanche matin, il y a eu un problème dans les coulisses : la pointe d’une pique a été dévissée après montage sur le palo, soit après le contrôle effectué par le délégué aux piques.

Cette manipulation a été préméditée, car une autre caisse de piques espagnoles était prévue en coulisses. Il s’agit d’une intention de nuire à moi- même, fabriquant de la pique française, et aussi à l’intégrité du spectacle.

Conséquence, les 3e et 4e toros ont subi chacun 1 rencontre avec ces piques non réglementaires, l’autre palo étant monté avec la pique française. L’incident a été résolu grâce l’intervention du délégué aux piques, de l’organisateur et de moi-même.

La Cuadra Bonijol tient à dénoncer ces pratiques frauduleuses qui portent tort à l’image de la profession. En aucun cas, la pique validée par l’UVTF ne nuit au travail du picador. Elle est seulement plus respectueuse du toro brave.

Juin 2022: NOS TRADITIONS MENACÉES… LA VIGILANCE S’IMPOSE

Comme toutes les organisations anti-corridas de France et de Navarre, le Colbac et la Flac traquent tout ce qui a trait à la Tauromachie : une exposition de tableaux, de photos, une publicité montrant un toro ou des arènes, une conférence, un film, un livre, des jeunes qui visitent des arènes, un élevage de taureaux de combat... Alors par courriels, réseaux « sociaux », rassemblements… elles se déchainent pour en obtenir retraits ou fermetures… En période électorale ces associations épluchent la vie des candidats et malheur à celui qui se veut aficionado. C’est le cas dans notre région Occitanie, où les traqueurs constatant que dans le Gard Nicolas Cadène, investi par le bureau national du parti EELV serait pro-corrida.

Immédiatement lettres, coups de fil, mails, inondent Julien Bayou un des responsables nationaux des investitures écologiques pour le retrait de la candidature de Cadène… celui-ci sait certainement le rôle écologique tenu par les élevages de taureaux de combat : des milliers d’hectares de terres préservant la bio-diversité au profit de la faune, de la flore… Comme tout bon Gardois et Occitan, il sait aussi qu’il faut préserver cette tradition légale la Tauromachie, une tradition culturelle qui n’opprime, ni mutile des enfants, des femmes ou des hommes. Il y a peu d’années les anti-corridas d’Agde – qui sévissent aussi à Béziers - ayant appris qu’un des organisateurs, par ailleurs bénévole, des arènes d’Alès était cadre supérieur d’une grande entreprise nationale, avait écrit au PDG pour le dénoncer ( !). Il en fût de même vis à vis des des aumôniers d’arènes dénoncés à leur évêque. Je m’interroge encore pour connaitre le but poursuivi de telles actions.

Faudra-t-il un jour que les aficionados portent un signe distinctif ? qu’il en soit de même des commerces, entreprises qui sponsorisent des activités ayant un rapport avec la tauromachie : expositions, films, conférences, spectacles..? À Béziers, le Colbac est sur cette funeste voie. En effet, ayant appris que la société BETARRA, qui dirige les arènes biterroises, organisait dans celles-ci cinq concerts du 7 au 11 juillet 2022 « Les nuits de Béziers » les antis déclenchent une opération pour dissuader les personnes de s’y rendre, arguant notamment qu’une partie du prix des places serait reversée à l’École taurine de Béziers et à l’Union des Villes Taurines de France.

Hors cela est totalement faux ! Ce n’est que pour les spectacles taurins, comme prévu au contrat liant les gestionnaires des arènes à la Ville de Béziers, que cela est contractuel et ne concerne donc que les aficionadas et aficionados. La phrase de l’aficionado et écrivain Albert Camus, membre du Club taurin de Paris :"La démocratie, ce n'est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité" est plus que jamais d’actualité. Alors soyons vigilants pour défendre un pan important de l’Esprit du Sud : la Tauromachie au sens large du terme.

Hugues BOUSQUET membre de l’Observatoire National des Cultures Taurines

Juin 2022:                Nîmes : après la manifestation anticorrida lors de la feria, un aficionado demande des comptes à la préfète

Le 4 juin, tandis qu'une soixantaine de personnes manifestaient devant les arènes, 12 000 assistaient à la corrida.

Source Midi Libre. Publié le 16/06/2022 à 14:59 Parce que la corrida est un spectacle légal, dont l'achat des places est assujetti à la TVA, il demande à Marie-Françoise Lacaillon pourquoi le trouble à l'ordre public causé par les sirènes, lors de la corrida du 4 juin, a été toléré.  Suite à la manifestation anticorrida qui s'est déroulée le 4 juin à Nîmes, à quelques mètres seulement des arènes, un aficionado, qui réside à Paris et qui assistait à la course, a adressé un courrier à la préfète du Gard. Alors que 12000 personnes étaient dans les arènes pour assister à la corrida, une soixantaine de personnes, au plus fort de la mobilisation, a fait part de son opposition à la corrida, par des affiches, des slogans, quelques insultes et le bruit incessant de sirènes. Précisant à la représentante de l'Etat, dans un premier temps, qu'une "corrida n'était pas synonyme de bruits et de fureur, comme ses détracteurs aiment à le penser", l'aficionado demande "pourquoi la police, placée sous votre autorité, n'a-t-elle pas mis fin à une telle perturbation".  Il ajoute : "Tous les avis peuvent s'exprimer dans une démocratie (...). En revanche, il est anormal que soit toléré un trouble manifeste à l'ordre public lors d'un spectacle légalement organisé. Or, la corrida est un spectacle légalement autorisé pour lequel les spectateurs ont payé leurs places dont les montants sont soumis à la TVA, l'organisateur étant, quant à lui, soumis aux règlements en vigueur et assujetti aux impôts d'une activité de spectacle. Dès lors, rien ne justifie que les spectateurs d'une corrida ne puissent jouir du spectacle pour lequel ils se sont acquittés de leur droit d'entrée. Un tel trouble à l'ordre public ne serait toléré, j'en suis persuadé, pour aucun autre spectacle." "Je préfère laisser de côté l'hypothèse selon laquelle une telle situation résulterait de l'opinion que vous auriez, à titre personnel, des spectacles taurins. Dans ce cas, l'impartialité dont doivent faire preuve les représentants de l'Etat dans l'exercice de leurs fonctions serait gravement mise en défaut", conclut l'aficionado qui demande à la préfète de bien vouloir lui "exposer les raisons pour lesquelles les forces de police ne sont pas intervenues, après un délai raisonnable permettant aux manifestants d'exprimer leurs opinions, pour faire cesser ce trouble à l'ordre public."