Depuis quelques années les attaques et les actions des "anticorridas" sont plus nombreuses plus insidieuses et parfois violentes et bénéficient de soutiens très médiatiques.
Même si ces actions, parfois très virulentes, ne sont pas prêtes d'aboutir en France, il n'en demeure pas moins que les aficionados doivent réagir et doivent avoir la liberté d'assister aux spectacles taurins.
Si un jour cet abolitionnisme atteignait la corrida il est certain qu'alors les prochaines victimes seraient la course camarguaise, les abrivados et tous les spectacles taurins.

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Association de défense des tauromachies - Sommières

L'observatoire de l'Aficion

Seules les cultures taurines sont garantes de la préservation et de la survie de l'espèce animale taurine en milieu naturel.

2022

La tauromachie et le gouvernement Portuguais en 2022

La semaine dernière devant le parlement portugais, le gouvernement a présenté pour être débattu son projet de budget pour 2022. Au cours du débat, le nouveau ministre de la culture, Pedro Adao e Silva, a ouvertement déclaré :a propos de la tauromachie "Je ne suis pas un fan, j'allais beaucoup voir les taureaux avec mon grand-père jusqu'à l'âge de 15 ans... mais ce que j'aime beaucoup, c'est le respect des pratiques culturelles des autres".

Sur la politique culturelle, le nouveau ministre a été très clair et a affirmé : "L'idée que la politique culturelle puisse exclure la culture populaire me semble choquante et inacceptable. Je pense qu'il est essentiel que ceux qui ont la responsabilité de la politique culturelle sachent respecter les pratiques culturelles des autres. Cela implique de respecter les goûts de tous ceux qui sont différents de nous". Il conclut : "L'idée que ceux qui ont des responsabilités en matière de politique culturelle puissent commencer à appliquer leurs goûts particuliers en matière de politique culturelle est aussi tentante qu'elle est profondément fausse."

Interrogé par le seul député que le Parti animaliste (PAN) possède encore après sa débâcle électorale, le ministre a désavoué les déclarations de ce parti et a réaffirmé très clairement son respect pour la tauromachie : "Ne comptez pas sur moi pour censurer la tauromachie", a-t-il réitéré, défendant "le respect et la tolérance absolue" pour la Fiesta.

Adao e Silva a souligné que la corrida "est une pratique culturelle qui fait partie de l'identité de nos populations dans de nombreuses régions", et a ajouté : "Chacun peut avoir son opinion sur la corrida", mais a insisté sur le fait que sa position relève du "bon sens" et représente "la grande majorité des Portugais qui vont ou non aux corridas, mais qui ne pensent pas à interdire aux autres citoyens de prendre leurs décisions, en toute liberté".

Le ministre de la Culture a conclu sa réponse en soulignant sa "tolérance absolue" pour la diversité culturelle et s'est insurgé contre le "prosélytisme et la censure" du député animaliste.



à partir d'Aplausos

Né à Lisbonne en 1974, Pedro Adão e Silva est un universitaire, spécialisé dans les politiques publiques et les politiques sociales, titulaire d'une licence en sociologie et d'un doctorat en sciences sociales et politiques. Professeur universitaire à l'ISCTE - Instituto Universitário de Lisboa, depuis 2007, il a suspendu ses fonctions après avoir été nommé par le gouvernement, en mai 2021, pour diriger la structure de la mission qui organise les commémorations des 50 ans du 25 avril, jusqu'en 2024.
Dans un profil esquissé en 2021, le magazine Visão rappelle que Pedro Adão e Silva a commencé au PS à l'âge de 18 ans, après avoir été membre du Secrétariat national du parti, sous la direction d'Eduardo Ferro Rodrigues.
Pedro Adão e Silva est également commentateur politique sur RTP, TSF et Sport TV, et tient une colonne d'opinion dans les journaux Expresso et Record.